Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu (RDC)
Le RESSAC accompagne les petits agriculteurs du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans la restauration des terres dégradées, en combinant solutions fondées sur la nature, agroforesterie et mobilisation communautaire.

Un enjeu vital pour les provinces du Kivu
La dégradation des sols figure parmi les principales menaces qui pèsent sur les moyens d’existence des communautés rurales de l’est de la République Démocratique du Congo. Érosion, perte de fertilité, déforestation et pression foncière se conjuguent pour réduire les rendements et fragiliser des ménages déjà exposés aux chocs climatiques et sécuritaires. Restaurer les terres n’est donc pas seulement un objectif environnemental : c’est une condition de la sécurité alimentaire et de la stabilité économique des territoires.
Les solutions fondées sur la nature comme fil conducteur
Le RESSAC privilégie des approches qui restaurent les fonctions écologiques des paysages tout en produisant des bénéfices directs pour les agriculteurs. Les solutions fondées sur la nature mobilisées reposent sur la reconstitution du couvert végétal, la protection des bassins versants, la lutte antiérosive au moyen de dispositifs biologiques et la restauration de la fertilité des sols par des pratiques agroécologiques.
L’agroforesterie, au croisement de la production et de la protection
L’agroforesterie constitue le principal levier technique de cet accompagnement. En associant arbres et cultures sur une même parcelle, elle permet de stabiliser les sols, d’améliorer leur teneur en matière organique, de diversifier les revenus des ménages et de reconstituer progressivement un couvert arboré. Le RESSAC appuie les producteurs dans le choix des essences — avec une priorité donnée aux espèces natives —, la conduite des pépinières, l’installation des plants et le suivi de leur reprise.
La mobilisation communautaire, condition de la durabilité
Aucune restauration n’est durable sans l’adhésion de celles et ceux qui vivent de la terre. La stratégie de travail du RESSAC place donc la mobilisation communautaire au centre du dispositif : identification participative des sites à restaurer, engagement des organisations paysannes membres du réseau, implication des autorités coutumières et locales dans la sécurisation des espaces restaurés, et responsabilisation des femmes et des jeunes dans la gestion des plantations.
Cette approche vise à ce que les terres restaurées demeurent protégées bien au-delà de la durée des projets, et à ce que les bénéfices — bois, fruits, fourrage, fertilité retrouvée — reviennent en priorité aux communautés qui en assurent l’entretien.
| AXES D’INTERVENTION | |
| Zones couvertes | Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu |
| Bénéficiaires | Petits agriculteurs et organisations paysannes membres du RESSAC |
| Approches | Solutions fondées sur la nature, agroforesterie, pratiques agroécologiques |
| Stratégie de travail | Mobilisation communautaire et gouvernance locale des sites restaurés |
| Priorité | Essences natives et implication des femmes et des jeunes |
Service Communication du RESSAC
