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Dix sites maraîchers, province du Sud-Kivu (RDC)

En dotant les responsables de coopératives maraîchères d’outils de gestion solides — statuts notariés, plans d’affaires, manuels de procédures et organes de gouvernance fonctionnels —, le RESSAC a permis à 1 680 maraîchères et maraîchers du Sud-Kivu de faire passer leur revenu moyen mensuel de 80 à 200 dollars américains.

Le maillon manquant : la gestion

Dans le maraîchage du Sud-Kivu, la contrainte principale n’est pas toujours technique. Les producteurs savent cultiver ; ce qui leur manque le plus souvent, c’est une organisation collective capable de négocier les prix, de mutualiser l’approvisionnement en intrants, de planifier la production et de tenir des comptes fiables. Sans structuration, la valeur créée dans les champs se dissipe entre les mains des intermédiaires, et les coopératives existantes restent des coquilles formelles, sans organes actifs ni documents de référence.

C’est à ce maillon que le RESSAC a choisi de s’attaquer, en concentrant son intervention sur les capacités managériales des responsables de coopératives de production et de commercialisation de produits maraîchers.

Objectif du projet

Contribuer à l’amélioration du revenu moyen de 1 680 maraîchères et maraîchers — dont 52 % de femmes — répartis sur dix sites maraîchers ciblés dans la province du Sud-Kivu.

Résultats enregistrés

  • 1 680 maraîchères et maraîchers, dont 52 % de femmes, ont renforcé leurs compétences en gestion d’exploitation ainsi que leurs connaissances et habiletés en gestion efficiente de leur coopérative.
  • 8 coopératives mixtes et 1 coopérative de femmes disposent désormais de 4 organes de gouvernance fonctionnels. Toutes sont en possession de statuts notariés, de plans d’affaires et de manuels de règles et procédures qu’elles exploitent effectivement.
  • Le revenu moyen mensuel des maraîchères et maraîchers des sites ciblés est passé de 80 à 200 dollars américains, améliorant progressivement leurs conditions socio-économiques.
  • 8 coopératives offrent aujourd’hui à leurs membres 4 services : appui-conseil et extension, formations, approvisionnement en intrants de production et vente collective des légumes.

Ce que change une coopérative réellement structurée

La progression du revenu — plus du double en moyenne — ne s’explique pas par une hausse spectaculaire des volumes produits, mais par la façon dont la production est désormais gérée et écoulée. La vente collective permet de peser dans la négociation face aux acheteurs plutôt que de brader individuellement des récoltes périssables. L’approvisionnement groupé en intrants réduit les coûts unitaires. Les formations et l’appui-conseil limitent les pertes et améliorent la régularité des livraisons.

Les documents de gestion jouent un rôle tout aussi déterminant. Des statuts notariés confèrent à la coopérative une existence juridique opposable, condition de l’accès au crédit et aux marchés institutionnels. Un plan d’affaires transforme une intention en trajectoire chiffrée, présentable à une institution de microfinance. Un manuel de règles et procédures, enfin, protège l’organisation des conflits internes et des défaillances de gestion qui font disparaître tant de coopératives après quelques saisons.

Les femmes, majoritaires et en première ligne

Avec 52 % de femmes parmi les bénéficiaires et une coopérative exclusivement féminine parmi les structures appuyées, le projet consolide la place des maraîchères dans une filière où elles assurent une part essentielle du travail sans toujours accéder aux fonctions de décision. L’accès aux organes de gouvernance et aux compétences de gestion constitue ici un levier direct d’autonomisation économique.

Une approche appelée à se démultiplier

Le RESSAC entend consolider ces acquis en accompagnant les coopératives restantes vers le même niveau de structuration, en facilitant leur connexion aux marchés urbains de Bukavu et aux institutions de financement de proximité, et en documentant cette expérience afin qu’elle puisse être répliquée dans d’autres filières et d’autres provinces.

CHIFFRES CLÉS
Bénéficiaires1 680 maraîchères et maraîchers (52 % de femmes)
Sites couverts10 sites maraîchers au Sud-Kivu
Coopératives appuyées8 coopératives mixtes et 1 coopérative de femmes
Gouvernance4 organes fonctionnels par coopérative
Outils de gestionStatuts notariés, plans d’affaires, manuels de règles et procédures
Services offerts aux membresExtension, formations, approvisionnement en intrants, vente collective
Revenu moyen mensuelDe 80 à 200 USD

Service Communication du RESSAC

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